« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé par des être qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné,fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
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7/28/2016
Panier à salade
« Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé par des être qui n’ont ni le titre, ni la science, ni la vertu. Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné,fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. »
1/13/2016
Bande à part.

Les anarchistes de droite me semblent la contribution française la plus authentique et la plus talentueuse à une certaine rébellion insolente de l’esprit européen face à la “modernité”, autrement dit l’hypocrisie bourgeoise de gauche et de droite. Leur saint patron pourrait être Barbey d’Aurévilly (Les Diaboliques), à moins que ce ne soit Molière (Tartuffe). Caractéristique dominante : en politique, ils n’appartiennent jamais à la droite modérée et honnissent les politiciens défenseurs du portefeuille et de la morale. C’est pourquoi l’on rencontre dans leur cohorte indocile des écrivains que l’on pourrait dire de gauche, comme Marcel Aymé, ou qu’il serait impossible d’étiqueter, comme Jean Anouilh.
Ils ont en commun un talent railleur et un goût du panache dont témoignent Antoine Blondin (Monsieur Jadis), Roger Nimier (Le Hussard bleu), Jean Dutourd (Les Taxis de la Marne) ou Jean Cau (Croquis de mémoire). A la façon de Georges Bernanos, ils se sont souvent querellés avec leurs maîtres à penser. On les retrouve encore, hautains, farceurs et féroces, derrière la caméra de Georges Lautner (Les Tontons flingueurs ou Le Professionnel), avec les dialogues de Michel Audiard, qui est à lui seul un archétype.
Deux parmi ces anarchistes de la plume ont
dominé en leur temps le roman noir. Sous un régime d’épais conformisme,
ils firent de leurs romans sombres ou rigolards les ultimes refuges de
la liberté de penser. Ces deux-là ont été dans les années 1980 les pères
du nouveau polar français. On les a dit enfants de Mai 68. L’un par la
main gauche, l’autre par la main droite. Passant au crible le monde
hautement immoral dans lequel il leur fallait vivre, ils ont tiré à vue
sur les pantins et parfois même sur leur copains.
À quelques années de distances, tous les
deux sont nés un 19 décembre. L’un s’appelait Jean-Patrick Manchette. Il
avait commencé comme traducteur de polars américains. Pour l’état
civil, l’autre était Alain Fournier, un nom un peu difficile à porter
quand on veut faire carrière en littérature. Il choisit donc un
pseudonyme qui avait le mérite de la nouveauté : ADG. Ces initiales ne
voulaient strictement rien dire, mais elles étaient faciles à mémoriser.
En 1971, sans se connaître, Manchette et
son cadet ADG ont publié leur premier roman dans la Série Noire. Ce fut
comme une petite révolution. D’emblée, ils venaient de donner un
terrible coup de vieux à tout un pan du polar à la française. Fini les
truands corses et les durs de Pigalle. Fini le code de l’honneur à la
Gabin. Avec eux, le roman noir se projetait dans les tortueux méandres
de la nouvelle République. L’un traitait son affaire sur le mode
ténébreux, et l’autre dans un registre ironique. Impossible après eux
d’écrire comme avant. On dit qu’ils avaient pris des leçons chez
Chandler ou Hammett. Mais ils n’avaient surtout pas oublié de lire
Céline, Michel Audiard et peut-être aussi Paul Morand. Ecriture sèche,
efficace comme une rafale bien expédiée. Plus riche en trouvailles et en
calembours chez ADG, plus aride chez Manchette.
Né en 1942, mort en 1996, Jean-Patrick Manchette publia en 1971 L’affaire N’Gustro,
directement inspirée de l’affaire Ben Barka (opposant marocain enlevé
et liquidé en 1965 avec la complicité active du pouvoir et des basses
polices). Sa connaissance des milieux gauchistes de sa folle jeunesse
accoucha d’un tableau véridique et impitoyable. Féministes freudiennes
et nymphos, intellos débiles et militants paumés. Une galerie complète
des laissés pour compte de Mai 68, auxquels Manchette ajoutait quelques
portraits hilarants de révolutionnaires tropicaux. Le personnage le
moins antipathique était le tueur, ancien de l’OAS, qui se foutait
complètement des fantasmes de ses complices occasionnels. C’était un
cynique plutôt fréquentable, mais il n’était pas de taille face aux
grands requins qui tiraient les ficelles. Il fut donc dévoré. Ce
premier roman, comme tous ceux qu’écrivit Manchette, était d’un
pessimisme intégral. Il y démontait la mécanique du monde réel. Derrière
le décor, régnaient les trois divinités de l’époque : le fric, le sexe
et le pouvoir.
Au fil de ses propres polars, ADG montra
qu’il était lui aussi un auteur au parfum, appréciant les allusions
historiques musclées. Tour cela dans un style bien identifiable,
charpenté de calembours, écrivant “ouisquie” comme Jacques Perret,
l’auteur inoubliable et provisoirement oublié de Bande à part.
Si l’on ne devait lire d’ADG qu’un seul roman, ce serait Pour venger Pépère (Gallimard),
un petit chef d’œuvre. Sous une forme ramassée, la palette adégienne y
est la plus gouailleuse. Perfection en tout, scénario rond comme un œuf,
ironie décapante, brin de poésie légère, irrespect pour les “valeurs”
avariées d’une époque corrompue. L’histoire est celle d’une
magnifique vengeance qui a pour cadre la Touraine, patrie de l’auteur.
On y voit Maître Pascal Delcroix, jeune avocat costaud et désargenté, se
lancer dans une petite guerre téméraire contre les puissants barons de
la politique locale. Hormis sa belle inconscience, il a pour soutien un
copain nommé “Machin”, journaliste droitier d’origine russe,
passablement porté sur la bouteille, et “droit comme un tirebouchon”. On
s’initie au passage à la dégustation de quelques crus de Touraine, le
petit blanc clair et odorant de Montlouis, ou le Turquant coulant comme
velours.
Point de départ, l’assassinat fortuit du
grand-père de l’avocat. Un grand-père comme on voudrait tous en avoir,
ouvrier retraité et communiste à la mode de 1870, aimant le son du
clairon et plus encore la pêche au gardon. Fier et pas dégonflé avec çà,
ce qui lui vaut d’être tué par des malfrats dûment protégés. A partir
de là on entre dans le vif du sujet, c’est à dire dans le ventre puant
d’un système faisandé, face nocturne d’un pays jadis noble et galant,
dont une certaine Sophie, blonde et gracieuse jeunes fille, semble comme
le dernier jardin ensoleillé. Rien de lugubre pourtant, contrairement
aux romans de Manchettes. Au contraire, grâce à une insolence joyeuse et
un mépris libérateur.
Au lendemain de sa mort (1er novembre 2004), ADG fit un retour inattendu avec J’ai déjà donné,
roman salué par toute la critique. Héritier de quelques siècles de
gouaille gauloise, insolente et frondeuse, ADG avait planté entre-temps
dans la panse d’une république peu recommandable les banderilles les
plus jubilatoires de l’anarchisme de droite.
Dominique Venner, article paru dans Le Spectacle du Monde le décembre 2011.
6/03/2015
Utopie meurtrière
"Je crois que la démocratie,en raison de son système indirect,n'a jamais
été qu'une utopie fort dangereuse. En refusant les moyens d'être vraiment
démocratique, elle nous oblige à un perpétuel balancement entre les
extrêmes de gauche et de droite, pareillement détestable."
Jan Micberth
3/04/2015
Contre la farce constitutionnelle
"On classe volontiers parmi les “anarchistes de droite” tous ceux qui n’adhèrent pas au conformisme de la pensée unique et de l'idéologie dominante qui s'affiche aussi bien à gauche que dans la droite honteuse depuis le triomphe des “Lumières”. C'est ainsi que je figure dans l'essai de François Richard, paru il y a quelques années dans la collection “Que sais-je ?”. Je ne récuse nullement cette appellation, mais qui se soucie aujourd'hui de savoir si Dante, Shakespeare ou Cervantès, ont pu être de droite ou de gauche ? Sans la moindre prétention, je me contente de croire que celui qui tente de témoigner pour son temps dans l'isolement d'une création artistique échappe à toute classification sommaire.
Je
constate en tout cas que nombre d'écrivains des années 30 parmi les
meilleurs, Chardonne, Montherlant, Drieu, Morand, Jouhandeau et quelques
autres, sans parler bien entendu de Céline, arbitrairement classés à
droite, et qui ont payé pour cela, n'en faisaient pas moins les délices
de Mitterrand, qui avait le bon goût de ne pas cacher sa paradoxale
prédilection. Mitterrand, icône de la gauche officielle, était au fond
tranquillement fidèle à sa jeunesse monarchiste, et mérite considération
et sympathie pour tout ce que nos médias lui ont haineusement reproché à
la fin de sa vie (ferme refus de “repentance”, émouvante et brillante
improvisation, au Parlement de Berlin, sur le “courage des vaincus”,
etc.).
Les premiers mots dont je me souviens ont été ceux d'une berceuse basque toujours populaire en faveur de don Carlos, “el Rey neto”,
soutenu par la tradition navarraise contre la farce constitutionnelle
de l'oligarchie prétendument progressiste attachée au règne factice
d'Isabel. Curieusement, Marx a exprimé son estime et sa préférence pour
l'insurrection carliste, dont les fueros populaires, nobles et
paysans étroitement mêlés et solidaires, offraient l'image d'une
démocratie autrement juste et authentique que le simulacre bourgeois
hérité de nos mystifications révolutionnaires. C'est à cette image, bien
évidemment de droite pour nos éminents penseurs professionnels, que je
me suis toujours voulu fidèle."
Jacques d'Arribehaude
2/20/2015
Être anarchiste de droite
L’anarchiste apparaît à la fin du XIXe siècle. Il refuse, au nom des
libertés individuelles, la notion de progrès que lui impose la société
industrielle en train de se constituer.
L’anarchiste de droite n’est pas un simple individualiste. Il ancre
ses valeurs dans le refus de la démocratie. Il s’élève contre les normes
rigides des pensées et des comportements nés de la révolution
industrielle et se veut le défenseur des valeurs aristocratiques
traditionnelles de la France.
I. Refuser la démocratie.
L’anarchiste de droite refuse philosophiquement l’héritage de 1789.
Il refuse le postulat égalitaire légué par la Révolution française et
nie la légitimité de la majorité. Selon lui, le critère quantitatif ne
peut donner de légitimité au choix. Le choix ne peut être effectué que
par quelques uns. Définir la liberté comme un principe collectif
apparaît incohérent pour l’anarchiste de droite. La liberté est
individuelle et n’est que l’apanage de quelques uns. Un gouvernement
révolutionnaire ne peut en aucun cas officialiser la liberté et les
droits qui en découlent. En effet, la liberté se choisit et se construit
grâce à la volonté et l’énergie. L’anarchiste de droite refuse donc la
légitimité de la République. Selon lui, celle-ci représente la décadence
à a fois morale et politique. Il juge le système politique instable,
corrompu et inefficace. Selon lui, la bourgeoisie détient en fait le
pouvoir et masque sa domination sous un semblant démocratique qui
conduit à une tyrannie collective.
L’anarchiste de droite hait l’intellectuel qui est l’inventeur de la
démocratie. Il le juge irréaliste, inconscient. Il lui reproche son sens
de l’histoire allant immanquablement vers le progrès. Il refuse aussi
bien le sens de l’histoire d’Auguste Comte que celui de Karl Marx.
L’illusion qu’a l’intellectuel de définir les grandes optiques
politiques apparaît donc comme un danger pour l’anarchiste de droite.
Non seulement l’intellectuel n’est pas un guide mais il pourrit les
fondements de la société. Il théorise mal et est incapable d’agir lui
même selon ses idées, lesquelles sont d’ailleurs inapplicables.
L’anarchiste de droite estime donc, à la suite de Friedrich Nietzsche,
que le XIXe siècle est un siècle de décadence à la fois individuelle et
collective. Selon lui, la spiritualité disparaît sous l’illusion du
progrès technique.
II. Proposer un idéal à la fois libertaire et aristocratique.
L’anarchiste de droite estime qu’il a le devoir intellectuel et moral
de se révolter. Cette opposition conduit souvent l’anarchiste de droite
à la violence : dans ses propos, ses écrits mais aussi ses actes.
Il s’oppose d’abord aux institutions qui sous couvert de démocratie
emprisonnent les libertés individuelles. Il fustige également l’inertie
de la collectivité aveugle. La notion de peuple lui apparaît comme un
mythe car incapable de penser et d’agir. Il fustige non les puissants
mais les médiocres qui laissent faire, voire fabriquent, les puissants.
L’anarchiste défend l’idée qu’il faut responsabiliser les hommes.
L’anarchiste de droite propose une philosophie du " moi ". Ce " moi " se
doit d’être violent, exigeant, lucide et créateur. A la suite d’Arthur
de Gobineau, il estime que le " moi " originel est primordial et qu’il
faut lui être fidèle. Les valeurs acquises durant l’enfance structurent
l’individu à jamais et doivent être sauvegardées. L’anarchiste défend
l’aristocratisme qui est pour lui la recherche perpétuelle de
l’excellence à travers les valeurs que sont l’honneur, la fidélité,
l’héroïsme… L’aristocrate est celui qui sait harmoniser la force de ses
désirs et la sévérité de leurs exigences.
L’anarchiste se découvre des valeurs communes avec l’Ancien Régime.
Il n’est pas pour autant monarchiste. En fait, il est davantage
nostalgique des idéaux de la chevalerie que de l’organisation
institutionnelle.
L’anarchiste de droite tente de présenter une synthèse entre
l’expression de la liberté la plus totale et la reconnaissance des
valeurs supérieures de l’individu. Il appartient à un courant de pensée
qui marque la vie politique du XIXème siècle dans son opposition aux
autres grands courants de pensée du siècle : la démocratie, le marxisme,
le socialisme, le bonapartisme et le libéralisme."
Jean Marc Goglin
2/19/2015
Ceci est un livre déplaisant rempli de gros mots, tels que fric, cons, gonzesses et, pour finir, social-démocratie

« Ceci est un livre déplaisant. D'abord, il est rempli de gros mots, tels que fric, cons, gonzesses et, pour finir, social-démocratie. Ensuite, il prend au sérieux les Pieds nickelés, Céline, Michel Audiard et Samuel Fuller. Enfin, et c'est le plus grave, il conclut à la ringardise de l'anarchisme de droite, cette rêverie d'une féodalité perdue en plein âge démocratique, cette idéologie de garde-chasse ».
En faveur des hommes contre les schémas…
Jacques Laurent-Cély, né le 5 janvier 1919 à Paris, mort le 29 décembre 2000 à Paris, était un journaliste, romancier, et essayiste français, ayant notamment publié sous divers pseudonymes dont celui de Cécil Saint-Laurent, et élu à l’Académie française en 1986. Militant royaliste dans sa jeunesse devenu anarchiste de droite, son nom reste associé au mouvement littéraire dit des Hussards.
Jacques
Laurent aurait aimé que les étudiants se constituent en une classe. Au
lieu d’aller faire la cour aux ouvriers dans les usines (quand ils y
allaient encore). Qu’ils admettent que le prolétariat s’est intégré au
système capitaliste et a cessé de détenir une vocation révolutionnaire.
Selon ses vœux, c’était à eux, les étudiants, qu’il appartenait
d’inventer une classe dont le rôle serait essentiellement critique.
Il considérait que dans une société de consommation, l’action
révolutionnaire devait prendre une autre forme qu’au XIXe siècle et au
début du XXe. Qu’elle devait reposer non pas sur des revendications
élémentaires, mais sur une exigence intellectuelle et spirituelle.
Mais il fallait que les étudiants soient à la hauteur de cette
entreprise en remettant en cause des habitudes de pensée, issues de la
mode qui les conduisent trop souvent à bêtifier. Il fallait qu’ils
s’insurgent « en faveur des hommes contre les schémas ».
Mais ils ne furent pas à la hauteur … et ils ne le sont pas plus aujourd’hui …
9/19/2014
Vade retro, sale réac ! C’est l’arme lourde de l’Inquisition contemporaine
"Les mots vieillissent, et certains perdent jusqu’au souvenir de leur sens. Réac ne signifie plus une opinion politique, un réflexe passéiste ou une posture esthétique. A vrai dire il ne qualifie plus rien, il salit, il néantise. A ce titre, il a des accointances de fond avec l’imputation d’hérésie en usage dans la démonologie médiévale. Vade retro, sale réac ! C’est l’arme lourde de l’Inquisition contemporaine – l’arme des lâches car ils flinguent sans sommation, sans rien prouver, sans rien risquer, avec l’aval de l’air du temps et la complicité des puissants. C’est le mot de la fin, la balle dans le dos pour la victime de la traque. "
7/09/2014
Anarchy is order
« Il s’agit ici de marquer des différences : l’amour est anarchique, le mariage non. Le guerrier est anarchique, le soldat non. L’homicide est anarchique, non l’assassinat. Le Christ est anarchique, saint Paul ne l’est pas. Comme cependant l’anarchie, c’est la normale, elle existe aussi en saint Paul et explose parfois violemment en lui. Ce ne sont pas là des antithèses, mais des degrés. L’histoire mondiale est mue par l’anarchie. En un mot : l’homme libre est anarchique, l’anarchiste ne l’est pas. »
Ernst Jünger, Eumeswil.
6/28/2014
L'anarchie c'est l'ordre

Barbey
d’Aurevilly
5/29/2014
Je suis un vieil anarchiste... de droite, forcément !
Jean Gabin
5/28/2014
Les hurluberlus, les mabouls, on ne les trouve qu'à droite.
« Je suis toujours attiré par la déconnante, et la droite déconne. Les hurluberlus, les mabouls, on ne les trouve qu'à droite. La droite est branque, il ne faut jamais l'oublier. À gauche, c'est du sérieux. Ils pensent ce qu'ils disent et, c'est le moins qu'on puisse dire, ils ne sont pas très indulgents avec les idées des autres. Je n'ai jamais entendu Marcel Aymé porter des jugements sur le reste de l'humanité, ni demander des sanctions ou des châtiments ».
Michel Audiard
... c'était avant !
Trouve-t-on aujourd’hui, à l’heure de l’embourgeoisement de masse, des résistances inspirées d’anarchistes de droite ?

Un anarchiste de droite digne de ce nom ne se contente pas d’émettre des borborygmes satiriques à la radio ou la télévision, d’écrire un article ou un livre incendiaire : il vit ses principes. Il n’est pas le bouffon du pouvoir, le provocateur maison, le sémillant putasson : il subit les tracasseries des pouvoirs publics, il est traîné en justice, jeté en prison, traqué dans sa vie privée, diffamé, occulté, paupérisé. Le seul homme de cette trempe, à ma connaissance, qui défende depuis près de 30 ans les mêmes principes, c’est Michel-Georges Micberth.
Entretien avec François Richard, docteur ès lettres modernes
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