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12/29/2015

Décadence générale


"La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude ; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès."

Guy Debord, Panégyrique

11/05/2015

Ruine et destruction


"Une société de la consommation, implique la ruine de tout ce à quoi elle touche."

 Hannah Arendt

7/23/2015

Il y aura la guerre





«Entre les forces de la tradition et celles de l’avancée permanente, de la mise à l’écart, de la destruction, il y aura la guerre.»

Botho Strauss, Le Soulèvement contre le monde secondaire.


7/17/2015

La modernité, cette pression vers le bas

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 “Je rejette vos adaptations
Qui ne sont jamais autre chose
Qu’adaptations à toutes les bassesses
Une pression vers le bas
De l’Eternel vers le mortel
Du grand Don vers la déliquescence
De la Grandeur vers la médiocrité”.

Wies Moens
 

7/06/2015

Esclave suis generis


"Le discours de la servitude volontaire est le lot commun: les esclaves le sont sui generis, à cause d'eux-mêmes."

Jean-Edern Hallier, Chaque matin qui se lève est une leçon de courage

7/01/2015

Personne ne sait rien faire





"Voilà près d'un siècle que dans les arts et dans les sciences, pour ne rien dire du reste, on prétend tout refaire; sans doute parce qu'au fond personne ne sait plus rien faire."

Giacomo Leopardi, Pensées, XI

5/13/2015

Petit esprit étriqué




« On aimait l'or parce qu'il donnait le pouvoir et qu'avec le pouvoir on faisait de grandes choses. Maintenant on aime le pouvoir parce qu'il donne l'or et qu'avec cet or on en fait de petites »
 Henry de Montherlant, Le Maître de Santiago

Les "baveux" sonnent faux


"La terre est peuplée de truqueurs et de bavards, qui se servent des mots comme d'une monnaie qu'ils sauraient fausse." 
Françoise Sagan, La robe mauve de Valentine

4/18/2015

Internet, le trou de la serrure


"Grâce à Internet, c’est la première fois que l’on voit la société à l’état brut. Sans la mince couche de civilisation qui fait que les relations humaines restent correctes. La violence sur le Net est extraordinaire. C’est l’état primitif de la vie ! C’est le point ultime de la modernité qui nous montre l’état primitif de la société. C’est fascinant. La société sophistiquée peut voir ce qu’elle serait sans sa sophistication.[...] Et cela me rend partisan du suffrage censitaire..."

Alain Minc, dans un entretien donné à Paris Match (28 septembre 2010)

4/16/2015

Le saut dans le vide mais du haut d’un tabouret


" En labellisant ses urinoirs et en ajoutant des moustaches à La Joconde, Duchamp inventait la provocation anodine, qui ne demandait qu’à passer à l’état de procédé publicitaire. Ce qui ne manqua pas d’arriver. Depuis lors, le mode d’intervention préféré des « artisses » (Louis-Ferdinand Céline), c’est le simulacre de la provocation. Cela donne des légers émois sexuels à toute les Marie-Chantal de l’art contemporain. Des provocations éventées et convenues qui fonctionnent comme des coups marketing à la manière des publicités Benetton. Zéro risque, la signature du niveau zéro de l’art. Des petits pets dans l’eau, des éviscérations en 3D, des automutilations pour rire, des installations ineptes situées quelque part entre le stade banal et le stade anal. Le charlatanisme, mais sans l’humour. La provocation, mais sans la prison. Le mal, sans la damnation éternelle. Le saut dans le vide mais du haut d’un tabouret."
François-Laurent Balssa

2/26/2015

Voilà ce que vous allez devenir, messieurs



« Voilà ce que vous allez devenir, messieurs, si vous vous laissez manipuler par les collectivistes, les théoriciens, les savants… Bientôt on vous fabriquera des hommes dans des flacons, sur commande, spécialisés dans l’œuf et dûment conditionnés dès l’enfance… Déjà on retire à vos femmes leur rôle maternel, déjà on les contraint à des travaux cycliques, déjà on limite votre travail à un ou deux gestes, toujours les mêmes ; déjà on vous abrutit par la drogue, la politique et la spécialisation pour que vous soyez mûrs et fin prêts pour la banalisation. »

Henri Vincenot

11/13/2014

Pendez votre téléviseur !


"Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d'hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture."

Ernst Jünger, Soixante-dix s'efface

8/01/2014

Ecran communiste !



En aplanissant toutes les formes d’écriture, l’écran les rend interchangeables. Le génie est ravalé au rang d’un simple blogueur. Leon Tolstoï ou Katherine Pancol sont identiques, inclus dans le même objet. L’écran est communiste ! Tout le monde y est logé à la même enseigne, lisible dans la même police : la prose de Cervantès est ravalée au même rang que Wikipédia. Toutes les révolutions ont pour but de détruire les aristocraties.

Frédéric Beigbeder - Premier bilan après l’apocalypse 

Aujourd’hui tout le monde est un triste bourgeois.



« Le croira-t-on, nous avons été nourris dans un peuple gai. Dans ce temps-là un chantier était un lieu de la terre où des hommes étaient heureux. Aujourd’hui un chantier est un lieu de la terre où des hommes récriminent, s’en veulent, se battent; se tuent. 
De mon temps tout le monde chantait. Dans la plupart des corps de métiers on chantait. Aujourd’hui on renâcle. Dans ce temps-là on ne gagnait pour ainsi dire rien. Les salaires étaient d’une bassesse dont on a pas idée. Et pourtant tout le monde bouffait. Il y avait dans les plus humbles maisons une sorte d’aisance dont on a perdu le souvenir. Au fond on ne comptait pas. Et on n’avait pas à compter. Et on pouvait élever des enfants. Et on en élevait. Il n’y avait pas cette espèce d’affreuse strangulation économique qui à présent d’année en année nous donne un tour de plus. On ne gagnait rien; on ne dépensait rien; et tout le monde vivait. Il n’y avait pas cet étranglement économique d’aujourd’hui, cette strangulation scientifique, froide, rectangulaire, régulière, propre, nette, sans une bavure, implacable, sage, commune, constante, commode comme une vertu, où il n’y a rien à dire, et où celui qui est étranglé a si évidemment tort. 


On ne saura jamais jusqu’où allait la décence et la justesse d’âme de ce peuple; une telle finesse, une telle culture profonde ne se retrouvera plus. Ni une telle finesse et précaution de parler. Ces gens-là eussent rougi de notre meilleur ton d’aujourd’hui, qui est le ton bourgeois. Et aujourd’hui tout le monde est bourgeois. »

Charles Péguy. L’Argent

7/29/2014

Barabbas !



"Sans Barabbas, point de Rédemption. Dieu n'aurait pas été digne de créer le monde, s'il avait oublié dans le néant l'immense Racaille qui devait un jour le crucifier."

Léon Bloy, La Femme pauvre

7/12/2014

Le bien normatif


"Le Bien a vraiment tout envahi ; un Bien un peu spécial, évidemment, ce qui complique encore les choses. Une Vertu de mascarade ; ou plutôt, plus justement, ce qui reste de la Vertu quand la virulence du Vice a cessé de l’asticoter. Ce Bien réchauffé, ce Bien en revival que j’évoque est un peu à l’ « Être infiniment bon » de la théologie ce qu’un quartier réhabilité est à un quartier d’autrefois, construit lentement, rassemblé patiemment, au gré des siècles et des hasards ; ou une cochonnerie d’« espace arboré » à de bons vieux arbres normaux, poussés n’importe comment, sans rien demander à personne ; ou encore, si on préfère, une liste de best-sellers de maintenant à l’histoire de la littérature."

Philippe Muray, L'empire du bien

Une fureur : c’était une foule !


"Ce qui me réveilla ce fut, se surajoutant au bruit des vagues, une rumeur qui allait s’amplifiant, qui bientôt devint énorme, qui n’emplit les oreilles comme une fureur : c’était une foule. J’ouvris les yeux. La plage était colorée de monde. Les parasols étaient ouverts de tous côtés. Les marchands de glaces et de limonades faisaient étalage. Des corps nus étaient allongés sur tout le sable, des enfants criaient, des garçons jouaient à la balle, des troupes entières couraient à la mer et s’y brisaient dans des cavernes d’écumes, les nageurs revenaient au bord étendre leurs cuisses brunies et d’une jetée de bois mille jambes balançaient au-dessus des vagues courtes. De ce sommeil qui seul séparait l’ombre du séminaire de la lumière crue de ce matin-là, les routes froides de ce sable de fièvre, je m’éveillai éberlué comme un mort qui ressusciterait au milieu d’un carnaval. Ce monde, ces cris, ces couleurs m’emplirent d’une sorte de frénésie et j’étais ivre d’y appartenir ; je m’étirai, je me relevai, que de monde ! que de sable ! que d’air ! que d’eau ! que d’éclats !"

Maurice Sachs

7/05/2014

Le monde moderne, le cul entre deux chaises


"Aussitôt après nous commence le monde que nous avons nommé, que nous ne cesserons pas de nommer le monde moderne. Le monde qui fait le malin. Le monde des intelligents, des avancés, de ceux qui savent, de ceux à qui on n’en remontre pas, de ceux à qui on n’en fait pas accroire.
 
Le monde de ceux à qui on n’a plus rien à apprendre. Le monde de ceux qui font le malin. Le monde de ceux qui ne sont pas des dupes, des imbéciles. Comme nous. C’est-à-dire : le monde de ceux qui ne croient à rien, pas même à l’athéisme, qui ne se dévouent, qui ne se sacrifient à rien. Exactement : le monde de ceux qui n’ont pas de mystique. Et qui s’en vantent.
 
Que l’on m’entende bien. Je ne dis pas que c’est pour toujours. Cette race en a vu bien d’autres. Mais enfin c’est pour le temps présent.

Et nous y sommes.
 
Nous avons même des raisons très profondes d’espérer que ce ne sera pas pour longtemps."

Charles Péguy – Notre jeunesse

7/04/2014

Je doute du progrès




 
« Je doute du progrès, quand je vois peu à peu disparaître sur terre tout ce qui est charmant. Mais ces progrès ne me sont pas destinés : ils intéressent la foule des hommes de demain qui, sûrement, ne seront pas fait comme moi. »

Jacques Chardonne
 

Le non-sens de la foule ignare



«Expos, musées, manifestations : on est saisi par le spectacle des spectateurs bien plus que par ce qu’il y a à voir ou à entendre. Ce qui rend presque impossible la jouissance des lieux et des oeuvres, car le non-sens innombrable de la masse s’y oppose. "

Jean Baudrillard , Cool Memories IV