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1/23/2016

Massification, vilain mot !

 « C’était encore notre manie de jouer les Hussards : entre l’élitisme et l’éthylisme, plus très jeunes gens de trente-cinq ans, nous avions choisi le cynisme morbide de ceux qui sont condamnés par la massification. Vilain mot qui commence comme massicot et finit comme dissection mais bref, nous étions de droite rien que pour emmerder le monde qui d’ailleurs d’en fichait. »
ADG

8/21/2015

Roger Nimier Hussard Club


Dans un langage étranger approximatif et totalement assumé, le "Roger Nimier Hussard Club" vous parle des hussards...


LES HUSSARDS
"Entre la Libération et les débuts de la Ve, la République des Lettres s’enorgueillit d’un petit club informel qu’on baptisa « Hussards ».
Ses membres les plus éminents s’appelaient Roger Nimier, Jacques Laurent et Antoine Blondin."
"Tout est dit et rien n’est vrai puisque, à de rares exceptions près, ces écrivains ne se retrouvèrent jamais tous les trois ensemble, ils se sont néanmoins croisés dans Paris, dans des revues, des magazines, des maisons d’éditions, des bars et des combats, souvent perdus, pour tenter de sauver l’honneur.
Le mouvement Hussard n’est pas une école de pensée. C’est une famille recomposée introuvable voire impossible. Le Hussard est d’autant plus difficile à reconnaître qu’il ne se définit pas comme tel.
Ils n’occupent pas une position facile. Dans le fond, eux-mêmes ne savent pas trop où ils se situent. Souvent associés à des fascistes désintégrés, artistes exaspérés, réactionnaires fulminants ; le nombre d’étiquettes qu’on a collées aux hussards traduit l’embarras de la critique a qualifier leur poétique, ressentie à la fois comme classique et irritante, provocatrice et novatrice.
Ils ne cherchent pas tant que cela à se faire remarquer ; se « distinguer » leur suffit. De façon parfois impatiente, polémique, et souvent forcenée.
Un même mal de vivre dans un demi-siècle épuisé, une approche du monde désinvolte et insolente et, par-dessus tout, le goût de la littérature rassemblait ces enfants de l’entre-deux-guerres. Ils ont cherché à se faire une place entre l’Existentialisme exécré et le Nouveau Roman moqué.
Ces touche-à-tout romanciers, journalistes, scénaristes et éditeurs prirent un malin plaisir à défendre les écrivains bannis de l’après-guerre - Chardonne, Morand, mais aussi Giono et Céline -, et quelques causes politiques perdues d’avance.
A la lecture de leurs romans, ces trois-là ne semblent rassemblés que par leurs différences. De leurs expériences de jeunesse, ils garderont ces amertumes politiques ou existentielles dont leurs œuvres fourmillent au-delà des dissemblances.
De la même génération, 6 ans séparent l’ainé (Laurent) du cadet (Nimier), qui eurent 20 ans (ou un peu plus) en 45, ils débuteront leurs carrières à très peu d’années d’intervalle.
Hussard désigna aussi une manière d’être : un non-conformisme confinant à l’espièglerie ou à l’irrespect, que l’on peut bien taxer de dandysme et de désinvolture. Sans pour autant renier ce nom, légitimé par l’histoire littéraire, le qualificatif moins martial de désenchantés leur conviendrait sans doute mieux.
Qu’est-ce qu’un désenchanté ? Antoine Blondin en donne une définition: « c’est une âme bien née et qui le jour de ses 30 ans, à l’instant de persévérer dans la conquête de plaisir dont elle a déjà reconnu la vanité, sent que tout est fini. »
Ce groupe, identifié par le côté adverse, apparaît comme non organisé, dépourvu de chef véritable. Sans réunion ni manifeste ni profession de foi, il est, en somme, un non groupe,.
Voici la trépidante histoire de ces impétueux intellectuels, libertins d’une décennie féconde, qui traversèrent au galop une époque effervescente. On ferraillait alors pour ou contre la décolonisation, le retour du Général, l’indépendance de l’Algérie, de l’engagement en littérature, de « qualité française » et de Nouvelle Vague, au cœur d’un Saint-Germain-des-Prés où l’on croisait maîtres-penseurs et noctambules cultivés."
« Il faut vivre sous le signe d’une désinvolture panique,
ne rien prendre au sérieux, tout prendre au tragique. »


6/12/2015

Notre mort quotidienne

"C'est l'heure de notre mort quotidienne, l'instant où chaque homme aperçoit son destin comme une loi étrangère à sa vie."

Curzio Malaparte




3/26/2015

Douze balles dans la peau


"Je veux une vie en forme d'épopée et une mort de contrebandier, douze balles dans la peau."

Gérard Walraevens, "Hussards", revue Bordel

3/12/2015

Hussard ou jean-foutre !


"Un hussard qui n'est pas mort à trente ans est un jean-foutre!"

Général Lassalle.

2/19/2015

En faveur des hommes contre les schémas…


Jacques Laurent-Cély, né le 5 janvier 1919 à Paris, mort le 29 décembre 2000 à Paris, était un journaliste, romancier, et essayiste français, ayant notamment publié sous divers pseudonymes dont celui de Cécil Saint-Laurent, et élu à l’Académie française en 1986. Militant royaliste dans sa jeunesse devenu anarchiste de droite, son nom reste associé au mouvement littéraire dit des Hussards.
Jacques Laurent aurait aimé que les étudiants se constituent en une classe. Au lieu d’aller faire la cour aux ouvriers dans les usines (quand ils y allaient encore). Qu’ils admettent que le prolétariat s’est intégré au système capitaliste et a cessé de détenir une vocation révolutionnaire. Selon ses vœux, c’était à eux, les étudiants, qu’il appartenait d’inventer une classe dont le rôle serait essentiellement critique.
Il considérait que dans une société de consommation, l’action révolutionnaire devait prendre une autre forme qu’au XIXe siècle et au début du XXe. Qu’elle devait reposer non pas sur des revendications élémentaires, mais sur une exigence intellectuelle et spirituelle.
Mais il fallait que les étudiants soient à la hauteur de cette entreprise en remettant en cause des habitudes de pensée, issues de la mode qui les conduisent trop souvent à bêtifier. Il fallait qu’ils s’insurgent « en faveur des hommes contre les schémas ».
Mais ils ne furent pas à la hauteur … et ils ne le sont pas plus aujourd’hui …

8/23/2014

S’enivrer de sa haine



« Trop de courageux garçons se destinent à la littérature dans l’idée qu’ils seront guéris et sanctifiés, parce qu’ils savent empêcher les vers de rimer. Ou parce qu’ils se moquent des gens. Ou parce qu’ils ont des comptes à régler. Personne ne les met en garde. On les laisse s’enivrer de leur haine, de leur intelligence. Comme si ça devait les aider. Comme si c’était malin. Il est temps de mettre fin au scandale. »

Roger Nimier

8/16/2014

Celui qui tremble à la guerre


“Verse donc, cher camarade,
De soif tu me fais languir,
Verse encore une rasade
Et je veux vaincre ou mourir”
  [...]
"Celui qui tremble à la guerre
N'est qu'un jean-foutre en amour"

La Ligue Noire, chant de marche des Lyonnais

8/15/2014

L'amour de la vie


"L'amour de la vie est presque toujours le contraire de l'amour d'une longue vie."

Friedrich Nietzsche, La Volonté de puissance

8/11/2014

Leurs trompettes retentissent

Les sept cavaliers


"Je ne sais si les « hussards » m'auraient accepté parmi eux. Je suis un peu plus jeune qu'eux, qu'ils soient vivants ou morts. Ils étaient gais, légers, merveilleux, profonds, impertinents. Au temps de leur triomphe, je n'existais pas, je voyageais, j'étais ailleurs et nulle part et j'ai écrit un peu trop tard, en ces années recuites où les carottes sont cuites. Mes hussards à moi sont des ombres, des silhouettes attardées. Leurs élans inutiles sont d'immenses regrets. Leurs trompettes retentissent sur tant d'espérance couchée.
Cela n'empêche pas la musique."



Jean Raspail