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1/23/2016

Massification, vilain mot !

 « C’était encore notre manie de jouer les Hussards : entre l’élitisme et l’éthylisme, plus très jeunes gens de trente-cinq ans, nous avions choisi le cynisme morbide de ceux qui sont condamnés par la massification. Vilain mot qui commence comme massicot et finit comme dissection mais bref, nous étions de droite rien que pour emmerder le monde qui d’ailleurs d’en fichait. »
ADG

1/02/2015

C’était le genre de type que j’imaginais partisan d’épargner les baleines




« L’hôpital, situé à proximité d’un village où les malades se promenaient d’ailleurs en liberté, était un joli castel entouré de pelouses pour lors passées à la chaux du ciel, et ceinturé par le bras d’une rivière qu’enjambaient  de mignonnets ponts dans le goût japonais.

Sous des dehors avenants et la parfaite ordonnance de ses jardins à la française, se dissimulaient selon moi la hideur intellectuelle la plus confuse, le relâchement moral le mieux affiché et les perversions médicales les plus charlatanesques.

(…) En effet, « l’expérience » consistait essentiellement à laisser les fadas faire ce qu’ils voulaient et ça allait du caca dans la culotte au théâtre psychologique, du cri primal poussé en commun, aux droits innés à la marginalité, du il est interdit d’interdire et d’autres choses encore mais tournant toutes autour de l’idée générale qui était que les médecins étaient infiniment plus fondus que leurs patients mais qu’eux ne se faisaient pas soigner.

Le docteur Sigismond Lemoine, amant de mon ex femme et meurtrier par moi présumé de Jean Loup Muller, sévissait là. C’était le genre de type que j’imaginais partisan d’épargner les baleines et de fusiller les fascistes, le genre à volontiers planquer un gang d’Action Directe  mais vraisemblablement refuser de pratiquer la respiration artificielle sur une petite vieille giscardienne. Stalino-freudien avéré, grand distillateur de slogans sur la nécessité d’autoriser les drogues dures et les kalachnikov mais d’interdire l’emploi du français autre que pataquèsique, Lemoine évoquait pour moi l’image entrevue récemment à la vitrine d’un marchand d’articles de pêche : un bac grouillant de larves dodues, prêtes à devenir d’opulentes mouches vertes butinant de la charogne. »

A.D.G, « J’ai déjà donné », Ed. Le Dilletante, 2007.

5/21/2014

Quelques idées [pas] trop tranquilles

Préface de Jean Bourdier – Prix : 12 € port compris – 48 pages – Format 12 x 18 cm. Sur commande auprès de l'Association Les Amis d'A.D.G., 2 rue d'Hauteville 75010 Paris (gratuit pour les adhérents à jour de cotisation : 20 € par an).

pour venger ADG L’Association Les Amis d’A.D.G. a choisi cette année de réunir en volume les six chroniques qu’A.D.G. écrivit pour la très anticonformiste revue Item au milieu des années 1970. Fondée en 1976 par Philippe Héduy, l’éphémère revue, « trop intelligente pour vivre vieille », comme le dit Jean Bourdier dans la préface de ce recueil, cessera de paraître en 1978. Durant ces deux ans, A.D.G., livra six chroniques (sur la droite, l’ordre, la liberté, la patrie, la tradition et la religion), rédigées dans un style d’une légèreté qui contraste avec le sérieux de son propos. C’est qu’il n’était pas très facile d’être de droite dans ces années-là… « Eh bien voilà qu’il va me falloir réfléchir ! Peut-être même plusieurs minutes de suite ! Et il n’est pas exclu qu’on attende de moi des pensées, fulgurantes au mieux, intelligentes au pire. », écrit A.D.G. en préambule de sa première contribution au numéro consacré à la droite. Une facette méconnue du talent d’A.D.G., dont on découvre ici que l’œuvre ne se résume pas à ses romans policiers.