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4/22/2017

Profonde est la haine




« Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les cœurs abjects. »
Ernst Jünger, Sur les falaises de marbre

10/02/2016

Faites la guerre

Roger Nimier Hssard Club


"Élevés dans une ère de sécurité, nous avions tous la nostalgie de l’inhabituel, des grands périls. La guerre nous avait saisis comme une ivresse." Ernst Jünger

7/06/2015

Prêt à l'abordage



"On devrait vivre comme un navire, ayant à son bord tout ce qu'il y a de nécessaire, et toujours prêt au combat."

Ernst Jünger

4/01/2015

Avoir son destin propre

A supposer même que le néant triomphe, dans la pire de ses formes, une différence subsiste alors, aussi radicale que celle du jour et de la nuit. D'un côté, le chemin s'élève vers des royaumes, le sacrifice de la vie, ou le destin du combattant qui succombe sans lâcher ses armes; de l'autre, il descend vers les bas-fonds des camps d'esclavage et des abattoirs où les primitifs concluent avec la technique une alliance meurtrière; où l'on n'est plus un destin, mais rien qu'un numéro de plus. Or, avoir son destin propre, ou se laisser traiter comme un numéro : tel est le dilemme que chacun, certes, doit résoudre de nos jours, mais est seul à pouvoir trancher.

Ernst Jünger, Traité du rebelle

2/12/2015

Distinguer le rebelle de l'anarque



« D'autre part, il faut bien distinguer le rebelle de l'anarque, bien que l'un et l'autre soient parfois très semblables et à peine différents, d'un point de vue existentiel. La distinction réside en ce que le rebelle a été banni de la société, tandis que l'anarque a banni la société de lui-même. Il est et reste son propre maître dans toutes circonstances. »

Ernst Jünger, Eumeswil

12/28/2014

Les deux qualités de l'homme




 “Ils faisaient preuve ainsi de deux qualités que tout homme digne de ce nom réunit : l’amour de la vie et le mépris de la mort.” 

Ernst Jünger, Lieutenant Sturm

12/08/2014

Il reste les livres


Pour consolation, comme toujours, il reste les livres, vaisseaux légers et sûrs en vue des errances à travers le temps et l’espace, voire au-delà d’eux."

Ernst Jünger, La cabane dans la vigne

11/13/2014

Pendez votre téléviseur !


"Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d'hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture."

Ernst Jünger, Soixante-dix s'efface

10/23/2014

Nous avons pris en horreur toute puissance et virilité

Club Roger Nimier


"Dûment sevrés des fortes ivresses, nous avons pris en horreur toute puissance et virilité ; la masse et l'égalitaire, tels sont nos nouveaux dieux. Puisque la masse ne peut se modeler sur le petit nombre, qu'au moins le petit nombre se modèle sur la masse."

Ernst Jünger, La guerre comme expérience intérieure

10/19/2014

Il est des parvis lumineux

Le Club des Hussards qui emmerdent Romain Bouvier

"Les soins donnés, ou pour mieux dire les tortures imposées à des malades incurables, voire agonisants, revêtent des traits de grotesque macabre au sein de cette société athée, qui a peur de la mort comme nulle autre, et dans laquelle le mourir lui-même vous est gâché par les techniciens. Ce sont là des antichambres de l’Enfer. Il est des parvis plus lumineux."

Ernst Jünger

8/28/2014

La désinvolture : l'innocence de la force !





Les choses dont l’absence ne gêne personne ne sont pas les moins bonnes. Parmi elles figure la ”désinvolture” [en français dans le texte], une attitude qu’aucun terme convenable ne désigne dans notre langue. On trouve d’ordinaire le mot rendu par ”sans-façon”, terme exact dans la mesure où il désigne une conduite qui ne connaît pas les détours. Mais il faudrait rendre aussi un sens plus caché, celui de cette supériorité qui fait songer aux dieux. Je comprends en ce sens par désinvolture l’innocence de la force.
Là où la désinvolture est entière, il ne peut y avoir de doutes sur les questions de force. Elle devait être sensible encore chez Louis XIV lorsqu’il ordonna la dissolution du Parlement. La chose m’a frappé aussi dans son buste sculpté par le Bernin, que j’ai vu à Versailles ; mais déjà il s’y mêle de la pose. Les princes dans cet état sont à ce point invulnérables que les révolutions mêmes se font en leur nom. Quand la désinvolture, par contre, est perdue, les grands commencent à s’agiter comme des hommes auxquels manque l’équilibre ; ils se cramponnent à la règle de conduite inférieure qu’est la vertu. C’est le présage certain du déclin. Chez des natures comme Louis XV ou Guillaume II, dont le portrait peint par Antoine Graff apporte bien des clartés, je devine de subtils pressentiments de cette situation. ”Après nous le déluge”, ceci veut dire quelque chose de plus caché. Notre tour est venu de prendre en main un certain pouvoir, mais il n’est plus d’héritier derrière nous ; autant vaut alors le dilapider.
La tranquille possession de trésors princiers est le privilège également de la désinvolture. L’homme peut voir de l’or sans envie quand celui-ci est entre les mains d’un être noble. Le pauvre portefaix qui contemple l’heureux Sindbad trônant au milieu de son palais commence à louer Allah, qui fait des dons si magnifiques. À notre époque la richesse engendre chez les hommes la mauvaise conscience, et c’est pourquoi ils recherchent la justification de la vertu. Ils ne tentent pas de vivre en mécènes dans l’abondance, mais comme de petits boutiquiers.
La désinvolture est chose de nature, don spontané, et comme telle s’apparente bien plus à la chance ou au sortilège qu’à la volonté. Nos réflexions sur la force sont depuis longtemps viciées par le rôle excessif attribué à la volonté. Les tyrans des villes de la Renaissance sont de médiocres exemplaires, des techniciens de second ordre. Car l’homme est quelque chose de plus qu’une bête de proie - il est le roi des bêtes de proie. Ceci me fait songer que le Chevalier aux Lions possède lui aussi la désinvolture. […]
La désinvolture, grâce irrésistible de la force, est une forme particulière de l’allégresse ; à vrai dire, ce mot, lui aussi, comme tant d’autres de notre langue, a besoin d’être restauré. L’allégresse fait partie des puissantes armes mises à la disposition de l’homme; il la porte comme une divine armure avec laquelle il peut affronter les terreurs mêmes de l’anéantissent. De cette force radieuse qui se perd dans les rosées du matin de l’histoire, la désinvolture, jusque bien avant dans les siècles, fut comme le rejeton nourri dans les nobles maisons. Et qu’est-ce, sinon leur propre mythe, qui saisit les peuples devant un tel spectacle ?

Ernst Jünger, Le Coeur aventureux

7/09/2014

Anarchy is order


« Il s’agit ici de marquer des différences : l’amour est anarchique, le mariage non. Le guerrier est anarchique, le soldat non. L’homicide est anarchique, non l’assassinat. Le Christ est anarchique, saint Paul ne l’est pas. Comme cependant l’anarchie, c’est la normale, elle existe aussi en saint Paul et explose parfois violemment en lui. Ce ne sont pas là des antithèses, mais des degrés. L’histoire mondiale est mue par l’anarchie. En un mot : l’homme libre est anarchique, l’anarchiste ne l’est pas. »

Ernst Jünger, Eumeswil.

7/04/2014

L'homme, cette bête à viande.




« Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle d’animal de boucherie. »

Ernst Jünger

6/18/2014

Le combat est toujours quelque chose de saint

Photo : "Le combat est toujours quelque chose de saint, un jugement divin entre deux idées. Défendre notre cause le plus vigoureusement possible est conforme à la nature humaine. Notre suprême raison d'être est donc de lutter. On ne possède vraiment que ce que l'on acquiert en combattant." 

Ernst Jünger


"Le combat est toujours quelque chose de saint, un jugement divin entre deux idées. Défendre notre cause le plus vigoureusement possible est conforme à la nature humaine. Notre suprême raison d'être est donc de lutter. On ne possède vraiment que ce que l'on acquiert en combattant."

Ernst Jünger